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Depuis que j’ai annoncé mon installation en tant que psychologue libérale (et même bien avant ça, lors de mes études), j’ai souvent entendu cette phrase « Un psy, ça écoute et ça sert à rien. J’ai des amis pour parler et c’est gratuit ». Alors, une psychologue, ça écoute ?

Une écoute particulière
Oui, une psychologue vous écoute. C’est son premier outil de travail. Par contre, ce n’est pas sa fonction.
Installer la confiance
Quand on va chez la psychologue, après avoir pesé le pour et le contre, parce qu’on souffre, parce qu’on est perdu, parce qu’on se sent seul, différent ou parce que nos relations avec les autres, notre vie professionnelle ou notre vie de famille sont devenues un enfer, notre premier besoin est de nous sentir accueilli.
Comprendre votre situation
Ma première préoccupation de professionnelle de santé mentale est de vous offrir un espace où vous vous sentez en confiance, et où vous pourrez déposer vos soucis, vos problèmes, vos émotions complexes… Et cela passe par un temps d’écoute approfondie, après les présentations d’usage.
Ma deuxième préoccupation de clinicienne c’est de comprendre votre situation. Il s’agit de comprendre à la fois qui vous êtes, ce que vous traversez au moment de notre rencontre, et aussi ce que vous me demandez! Parfois, votre demande est très claire. Par exemple : « Je viens vous voir parce que je suis addict ». Parfois, elle l’est moins car vous savez que vous avez besoin d’aide, que vous vous sentez mal mais vous ne savez pas exactement pourquoi. Mon travail, alors, consiste à vous écouter, tout en vous posant les bonnes questions, pour mieux vous comprendre et enfin pouvoir vous proposer un chemin de soins cohérent et adapté.
Rendre la relation thérapeutique
Ma troisième préoccupation de psychologue c’est de construire avec vous une relation adaptée au but de nos rencontres. Pour cela, l’observation, l’écoute encore, me sont d’un grand secours. Vous laisser consciemment des espaces d’expression ou de silence fait partie de ma boîte à outils en consultation. Simple ? Peut-être. Avantage : ça fonctionne !
Une psychologue qui parle
Il est loin le temps où « voir un psy » signifiait automatiquement s’allonger sur un divan, dos à un psychanalyste mutique. Même si c’est encore possible et notamment chez les collègues psychanalystes qui proposent encore des « cures types », ce n’est plus la norme. Alors, pas de panique !
Ainsi, lors de nos séances, en face-à-face, je pourrai vous poser des questions utiles, vous expliquer certaines techniques, certains outils, vous partager certaines pensées qui me traversent l’esprit au moment « m » et même.. osons le mot… des ressentis. Et tout cela, dans les justes proportions, constitue le socle de travail d’une psychologue-psychothérapeute.
Un certain nombre de protocoles thérapeutiques exigent par ailleurs que votre psychologue se montre « directive » c’est-à-dire qu’elle se montre présente et conduise réellement le déroulement des séances. Vous aurez le temps de parole majoritaire MAIS vous serez soutenu.e, encadré.e, dans l’échange.
Conclusion
Vous voyez ici que l’écoute de la psychologue est particulière sur plusieurs plans et que, loin d’être l’écoute amicale des vendredi soir où votre meilleur.e ami.e compatit loyalement à vos mésaventures, elle constitue le socle de la pratique psychothérapeutique.
Pour résumer : l’écoute du psychologue prépare la suite du chemin thérapeutique. Elle lui permet à la fois de saisir votre situation dans toute sa complexité, d’établir un plan de traitement, de conduire ce plan de traitement et de travailler votre relation. Jusqu’à la fin de la thérapie!

Répondre à Mon psy voit un psy ? – Isabelle Bertozzi Annuler la réponse.