2024 : objectif santé mentale

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Comme on consulte son médecin avant de mourir d'un cancer, on peut consulter sa psychologue avant de mourir d'une dépression.

La fin de l’année 2023 approche et avec elle, le début d’une nouvelle année et pour une partie de l’humanité, le cortège des bonnes résolutions. Souvent, on se promet de « faire plus de sport », « d’arrêter la cigarette » ou « d’aller voir mamy plus régulièrement », voire pour les plus motivés « de travailler à ce qui nous anime ». Et si « voir un psy » pouvait être une bonne résolution utile ?

Comme on consulte son médecin avant de mourir d'un cancer, on peut consulter sa psychologue avant de mourir d'une dépression.
Voir une psychologue avant d’être malade : une action préventive utile.

Sommaire

  1. Consulter avant de souffrir
    1. La santé mentale : qu’est-ce que c’est ?
    2. Une consultation « psy » en prévention
  2. Ressourcerie
    1. Articles cités
    2. You Tube Psycho
      1. Psychologue clinicienne et psychothérapeute, je reçois les adultes en présentiel au cabinet (61500, Sées), ou en téléconsultation.

Consulter avant de souffrir

La très grande majorité des personnes qui me consultent le font parce qu’elles se trouvent dans une souffrance modérée à sévère qui impacte plusieurs domaines de leurs vies. Nous travaillons alors main dans la main pour apaiser cette souffrance. Toutefois, mon métier de psychologue se révèle également utile avant d’en arriver à un besoin de psychothérapie à long terme. Hé oui ! La psychologue a aussi un rôle à jouer lorsque vous allez bien !

La santé mentale : qu’est-ce que c’est ?

La prévention en santé mentale est un vrai sujet, même s’il est peu abordé par les politiques de ce monde. Alors parlons peu, parlons bien : qu’est-ce que la santé mentale en 2023 ?

Si l’on se réfère à une revue qualitative de la littérature récente1, réalisée par des chercheurs experts en médecine préventive, neurologie, psychiatrie, psychologie positive, santé publique et en médecine interne, la santé mentale ne se limite pas à l’absence de trouble psychique.

En effet, elle comporte plusieurs dimensions. L’une de ces dimensions est le bien-être mental. Ce bien-être ne serait pas équivalent à l’absence de maladie mentale. Selon la revue de Doyle et al. (2023), le bien-être mental est la somme des bien-être social, psychologique et émotionnel.

Voici une traduction libre du modèle bi-axial de la santé mentale, issue des travaux de Keys (2010).

La présence d’une psychopathologie n’est pas toujours corrélée à un mal-être.

Dit plus simplement : on constate que la santé mentale comprend deux dimensions distinctes : la présence plus ou moins prégnante d’une pathologie psychiatrique d’une part et le ressenti d’un bien-être global plus ou moins élevé. Les deux dimensions existant indépendamment l’une de l’autre. On peut alors définir la santé mentale comme la présence d’un bien-être mental associée à la régulation des symptômes si une pathologie psychiatrique est présente.

Précision intéressante, le bien-être mental serait constituée lui-même de cinq piliers : vivre des émotions positives, entretenir des relations positives avec d’autres personnes, l’investissement dans sa propre vie, le sentiment d’accomplissement personnel et être en accord avec le sens que l’on donne à sa vie (Westerhof G.J et al., 2010; Seligman MEP, 2008; Park N. et al., 2014).

Une consultation « psy » en prévention

La vie moderne nous confronte chaque jour à de nouveaux stresseurs. Les préoccupations légitimes sont légion : écologie, énergie, pauvreté, violences, conflits armés, maladies émergentes, modes de vie inadaptés, exploitation de forces de travail sans considération pour les besoins fondamentaux de chacun, et vous compléterez la liste.

Dans ce contexte, développer et maintenir une satisfaction à vivre, un « sentiment d’exister » peut être un vrai défi. D’autant que les générations précédentes ne nous ont pas forcément appris à développe nos ressources internes ou même à soigner « nos petits coeurs et nos émotions ».

Comme un check-up chez le médecin peut nous éviter de nombreux désagréments, la consultation de prévention chez la psychologue peut nous aider à éviter différents maux. Certains troubles comme la dépression, les addictions, certains troubles anxieux, les troubles alimentaires débutants, peuvent être évités ou freinés si l’on prête attention à soi-même suffisamment tôt.

L’éducation (aux limites, affectives et émotionnelles) des enfants et des jeunes joue également un rôle prépondérant dans le développement de troubles psychiques et l’apprentissage de stratégies adaptées pour faire face aux difficultés de la vie. Il peut donc être intéressant de faire le point de temps à autre quand on la charge de jeunes âmes en devenir.

Dans le cas d’une consultation « de prévention », le/la profesionnel.le s’attachera à vérifier certains points-clés avec vous. Et pourra éventuellement déterminer des points d’attention et vous donner quelques « conseils utiles ». La santé mentale est un capital majeur et irremplaçable dans la vie d’un être humain. Prenons-en soin !

Ressourcerie

Articles cités

Doyle, S. J., Feingold J. H., Van Gilder T. J. (2023). Modeling the Future of Prevention in Primary Mental Health Care: A Narrative Literature Review. AJPM Focus ;2(3):100092

Keyes CL. (2010). The next steps in the promotion and protection of positive
mental health. Can J Nurs Res ;42(3):17–28

Park N, Peterson C, Szvarca D, Vander Molen RJ, Kim ES, Collon K.
Positive psychology and physical health: Research and applications.
Am J Lifestyle Med. 2014;10(3):200–206

Seligman MEP. Positive health. Appl Psychol. 2008;57(s1):3–18

Westerhof GJ, Keyes CL. Mental illness and mental health: the twocontinua model across the lifespan. J Adult Dev. 2010;17(2):110–119.

You Tube Psycho

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