Tout être humain au cours de sa vie peut être confronté à une situation de détresse psychique intense. Quand c’est un proche qui souffre, on a envie d’agir. Alors, comment reconnaître une urgence psychiatrique ? Que peut-on faire ?

Sommaire
- Les signes alarmants
- Ce que dit la Loi française
- Qui appeler ?
- La bonne attitude
- Et le psychologue ?
Les signes alarmants
Le PSYCOM , organisme national français d’information publique en santé mentale, met à disposition des internautes une liste de signaux qui doivent alerter quant à l’état de santé mentale de vos proches et au niveau d’urgence des soins à apporter. Ils vous aident aussi à vous orienter dans le monde intimidant et nébuleux des soins de santé mentale sur le territoire français.

Ce que dit la Loi française
Quand un doute existe autour du caractère urgent d’une intervention, il vaut mieux courir le risque de demander les secours pour rien, plutôt que ne pas secourir une personne qui en aurait besoin. Selon la Loi, l’urgence psychiatrique est « une demande dont la réponse ne peut être différée » (circulaire du 30 juillet 1992). Si un doute subsiste autour du caractère urgent, que ce soit dans la tête du patient, de l’entourage ou du médecin, une réponse urgente DOIT donc être apportée par les équipes soignantes.
Qui appeler ?
Si la personne en difficulté est suivie par un médecin généraliste et que l’urgence n’est pas immédiate (suicide, agression d’autrui, destruction) alors contactez ce professionnel de préférence. Inconvénient majeur : ça ne fonctionne que dans ses heures de travail.
Si la personne en difficulté est suivie en psychiatrie : alors, appelez ce service en premier lieu.
Si la personne en difficulté n’est pas suivie en psychiatrie et que le médecin traitant n’est pas joignable (ou inexistant) :
- Vous vous sentez capable de véhiculer la personne : accompagnez la au SAU (Service d’accueil des Urgences) le plus proche OU au CAC (Centre d’Accueil et de Crise) ou CAP (Centre d’Accueil Permanent) le plus proche du domicile de la personne en difficulté.
- Vous ne vous sentez pas capable de véhiculer la personne : faites le 15!
La bonne attitude
Dans tous les cas, restez calme. Installez vous ou installez la personne en difficulté dans un endroit sécurisant et sans objet dangereux à portée de main. Restez joignable grâce à votre téléphone. L’endroit que vous choisissez doit favoriser l’apaisement. Limitez le nombre de personnes présentes.
Quand vous vous adressez à la personne en détresse, même très agitée ou incompréhensible, restez calme. Parlez doucement. Et si vous vous sentez en insécurité vous-même, mieux vaut laisser la personne à distance, sans rompre le contact.
Surtout, observez bien le comportement de la personne que vous tentez d’aider. Vous pourrez de cette façon mieux décrire les évènements aux services de secours.
Et le psychologue ?
Le psychologue ne travaille pas dans l’urgence. Les situations qui peuvent vous amener sur cet article nécessitent un accompagnement sécurisé, parfois médicamenteux et surtout en équipe. Et ce, afin que la crise en cours retombe rapidement et qu’un suivi efficace puisse être mis en place et permettre à la personne de se rétablir.
Le psychologue, si la personne en a déjà un, appréciera d’être informé de la situation afin de prendre les mesures nécessaires en rapport avec le travail en cours. Si la personne n’a pas de suivi psychologique en cours, la décision d’en entamer un lui appartient entièrement et viendra, ou pas, dans un second temps, une fois la crise aigüe passée.
Par ailleurs, il peut être très difficile d’être confronté à ce type de situation. Un proche qui tente de se suicider, un collègue qui « pète les plombs », un enfant ou un parent qui « débranche », … N’hésitez pas à demander de l’aide pour vous-même! Les proches et les aidants ont un réel fardeau à porter qui peut nécessiter un soutien professionnel.

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