Sommaire
- Un Code commun à tous
- Le Code de déontologie : reconnu mais pas légalement opposable
- A quoi sert le Code de déontologie des psychologues ?
- Un avenir pour le Code de déontologie ?

Un Code commun à tous
En France, la profession de psychologue, bien que règlementée sous certains aspects , s’exerce hors du contrôle d’un Ordre, pour des raisons culturelles, historiques et de multiplicité des pratiques.
Cependant, il a bien fallu donner de « grandes lignes de conduite » à la profession dans son ensemble. Grossièrement, c’est ici qu’intervient le fameux « Code de déontologie des psychologues ». Bien qu’il n’ait en réalité aucune valeur légale et ne soit pas opposable (tout psychologue est avant tout un citoyen lambda et se doit de respecter la Loi française avant tout autre chose), chaque psychologue, à partir du moment où il commence à pratiquer (étudiants stagiaires y compris) s’engage à le respecter.
Le Code de déontologie : reconnu mais pas légalement opposable
Si ce Code n’est rien face à la Loi française, il est bien utile aux psychologues dans leur pratique quotidienne. En effet, il reprend différents principes éthiques et règles de conduite « vertueuses » visant avant tout à garantir l’exercice juste de la profession et la protection de nos patients. Lorsqu’une situation délicate se présente à nous, au-delà de nos compétences particulières, nous pouvons nous référer au Code afin de nous positionner valablement. Il constitue donc un appui précieux à la réflexion éthique dans de nombreuses situations : communications publiques, communications écrites, communication des résultats de recherche, positionnement face aux violences intra-familiales, respect du secret professionnel ou secret professionnel partagé, usage de tests et échelles et tutti quanti.
A quoi sert le Code de déontologie des psychologues ?
Consulter un psychologue qui (re)connaît l’importance de respecter le Code de déontologie, c’est s’assurer que ce professionnel respecte les grands principes majoritairement acceptés par la profession dans son ensemble et que sa pratique est guidée avant tout par le souci du « respect de la personne dans sa dimension psychique [en tant que] droit inaliénable ». En clair : il sert à protéger le public des mésusages de la psychologie.
Le Code dans sa version révisée (09/09/2021) est consultable par tous par ici. Voici toutefois résumés quelques principes que, en tant que signataire, je m’engage à respecter :
Principe 1 : droit à l’autonomie, l’information, libre choix et participation à la prise de décision de la personne.
Principe 2 : respect de la confidentialité et du secret professionnel
Principe 4 : principe de compétence. Ce pour quoi je m’engage à vous réorienter si votre situation ou votre problématique ne sont pas de mon ressort. Ce pourquoi aussi, j’actualise régulièrement mes connaissances et pratiques.
Côté « Chapitre 3, Modalités techniques » du Code (2021), je vous partage l’un des plus importants à mes yeux :
Article 21 : « Un des outils principaux de la·du psychologue est l’entretien. Quand, à des fins d’évaluation, de diagnostic, d’orientation ou de sélection, la·le psychologue a recours aux tests, ceux-ci doivent avoir été scientifiquement validés. Dans l’administration, la correction et l’analyse des résultats de tests, la·le psychologue respecte les principes scientifiques et professionnels acquis pendant sa formation spécifique et en référence aux recommandations de la commission internationale des tests.«
Un avenir pour le Code de déontologie ?
A l’heure où cet article paraît, plusieurs organisations professionnelles tentent de faire reconnaître une plus grande valeur à ce fameux Code. Ce serait en effet à la fois une plus grande garantie de protection du public, de qualité de soin, de qualité de diffusion des découvertes, et de protection des psychologues eux-mêmes, la profession étant actuellement aux prises avec de nombreuses problématiques politico-sociales.
D’ailleurs, pour patienter jusqu’au prochain article, je vous laisse à ce propos avec « PsychoCouac », estimé confrère et vulgarisateur hors pair, avec sa vidéo
« A quoi ça sert un psy ? »

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